Le 05 août 2026, l’équipe du CSDF a réalisé l’évaluation au Centre de Santé de Kimoka avec l’Infirmier Titulaire et les personnes directement impliquées dans l’offre de soins. La séance a commencé par une présentation des objectifs de l’évaluation et par un échange sur les services actuellement accessibles aux femmes et filles vulnérables, notamment les survivantes de VBG.
Les discussions ont ensuite porté sur les capacités de la structure en matière de prise en charge médicale et psychosociale des survivantes. L’équipe a examiné les besoins liés à l’accueil confidentiel, à l’écoute et à l’orientation, ainsi que les possibilités de prise en charge ou de référencement des cas nécessitant des soins spécialisés. Une attention particulière a été accordée à la nécessité de disposer d’un mécanisme permettant d’assurer la continuité du suivi après le référencement.
L’évaluation a également identifié des besoins en matière de prévention, dépistage et prise en charge du VIH/IST, notamment les tests de dépistage du VIH et de la syphilis, les tests de grossesse, les consommables nécessaires au dépistage et la disponibilité des médicaments et intrants selon les protocoles applicables. La question de la disponibilité d’un dispositif de prophylaxie post-exposition au VIH pour les cas éligibles a également été considérée comme un besoin important dans la réponse aux situations de VBG.
Le 06 août 2026, l’équipe a poursuivi l’exercice au Centre de Santé de Mitumbala avec l’Infirmier Titulaire. Les mêmes dimensions ont été examinées afin de disposer d’une lecture comparable des capacités et besoins des deux structures. Les échanges ont notamment permis d’identifier les besoins relatifs aux services SSR, à la planification familiale, au dépistage du VIH/IST, au soutien psychosocial et à l’orientation des survivantes vers des services spécialisés lorsque les capacités de la structure ne permettent pas de répondre à l’ensemble des besoins.
L’évaluation a également fait ressortir la nécessité de renforcer les outils utilisés par les acteurs communautaires et sanitaires. Il s’agit notamment des fiches d’identification et de référencement, outils de suivi des cas, registres confidentiels, fiches de contre-référence, supports de sensibilisation et outils d’accompagnement psychosocial des APS. Ces outils doivent faciliter une circulation sécurisée de l’information, tout en protégeant la confidentialité des survivantes.
Concernant la mobilisation communautaire, les besoins identifiés portent également sur le renforcement des RECO impliqués dans l’identification, la sensibilisation et l’orientation des personnes vulnérables. Des outils simples sont nécessaires, notamment des fiches ou cartes de référencement, carnets, stylos, supports IEC et moyens de mobilisation communautaire. Le rôle des RECO devra toutefois rester centré sur l’identification, la sensibilisation et l’orientation, sans se substituer aux professionnels de santé.
À l’issue des deux journées, le CSDF et les IT ont retenu le principe d’un circuit opérationnel coordonné et confidentiel : identification et sensibilisation au niveau communautaire, accueil et orientation par l’APS, prise en charge au centre de santé, référencement vers les services spécialisés lorsque nécessaire, contre-référence et suivi communautaire. Cette organisation vise à réduire les ruptures dans la prise en charge et à permettre aux survivantes d’accéder au service approprié sans multiplier inutilement les déplacements et les démarches.




