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30 femmes relais communautaires formées dans la Zone de Santé de Kirotshe pour renforcer la protection, le référencement et l’accès aux services essentiels des survivantes de VBG à Masisi

Il s’est tenue, les 14 et 15 août 2026 à Sake, dans la Zone de Santé de Kirotshe, une formation de deux jours destinée à 30 femmes relais communautaires (RECO) issues des Organisations à Base Communautaire (OBC) de Nzulo, Kimoka, la Cité de Sake et Mubambiro, dans le groupement de Kamuronza. Organisée par le Centre pour la Santé et les Droits des Femmes (CSDF) dans le cadre du projet « Accès intégré aux services essentiels de Santé Sexuelle et Reproductive (SSR), VIH, VBG et Soutien Psychosocial », avec l’appui financier de The African Women’s Development Fund (AWDF), cette session vise à renforcer les capacités communautaires pour mieux informer, protéger, orienter et accompagner les survivantes de VBG. 30 femmes formées pour renforcer la réponse communautaire Conduite par Dr MAOMBI TWAGIRAMUNGU Grace, Médecin et IT du Centre de Santé de Sake, dans la Zone de Santé de Kirotshe, la formation a permis aux participantes d’approfondir les connaissances et compétences nécessaires à leur rôle de relais auprès des communautés. L’approche pédagogique a privilégié les travaux de groupes, études de cas, échanges d’expériences et simulations pratiques, permettant aux participantes de relier les connaissances acquises aux réalités de leurs communautés. « Voir l’engouement et la soif d’apprendre de ces 30 femmes m’a profondément marquée. À travers les études de cas et les simulations, nous avons posé des bases solides pour leur permettre d’accompagner les survivantes avec davantage d’écoute, de confidentialité et de professionnalisme », souligne Dr Grace Maombi. Des relais plus proches des communautés Pour Nabuholo Nathalie, participante de la Cité de Sake, cette formation répond à un besoin concret : « Auparavant, face à un cas de détresse dans notre quartier, nous étions souvent démunies. Grâce à cette formation, nous comprenons mieux le circuit de référencement et savons davantage vers quels services orienter les survivantes. » Les participantes de Mubambiro, Kimoka et Sake ont également souligné l’importance de disposer de connaissances pratiques pour répondre plus efficacement aux situations de vulnérabilité rencontrées dans leurs communautés. Deux jours pour préparer une réponse communautaire durable La formation, réalisée sur 2 jours, constitue une étape importante dans le renforcement du dispositif communautaire du CSDF à Masisi. Elle vise notamment à rapprocher les informations, l’orientation et les services essentiels des femmes et filles vulnérables. À travers ces 30 femmes relais communautaires, le CSDF entend renforcer les liens entre les communautés et les structures sanitaires, favoriser un référencement plus rapide et sécurisé et contribuer à une prise en charge davantage centrée sur les besoins et la dignité des survivantes. Avec l’appui de The African Women’s Development Fund (AWDF).

25 jeunes filles leaders et paires éducatrices mobilisées pour la gestion de cas sensibles, une paix durable et cohésion sociale consolidée à Nyiragongo.

Les 9 et 10 juillet 2026, le Centre pour la Santé et les Droits des Femmes (CSDF) a organisé, dans le territoire de Nyiragongo, un atelier de renforcement des capacités au profit de 25 jeunes filles leaders et paires éducatrices. Réalisée avec l’appui de Search for Common Ground (SFCG) dans le cadre du projet « Jeunes filles engagées pour la Paix et la Cohésion sociale », cette initiative vise à renforcer le rôle des jeunes femmes dans la prévention des conflits, la promotion des droits humains des jeunes et la consolidation de la paix au Nord-Kivu. Animée par Madame Irène Kadjabika, la formation a permis aux participantes d’approfondir les principes des résolutions 1325 « Femmes, Paix et Sécurité » et 2250 « Jeunesse, Paix et Sécurité », deux cadres internationaux qui reconnaissent le rôle essentiel des femmes et des jeunes dans la prévention des conflits et la construction d’une paix durable. Les échanges ont porté sur les cinq piliers de la résolution 2250 : la participation des jeunes à la gouvernance locale, la protection de leurs droits dans les contextes de crise, la prévention de la violence par des initiatives communautaires, le partenariat entre les organisations locales et les institutions, ainsi que l’accompagnement des jeunes touchés par les conflits vers leur réinsertion sociale et économique. En complément, les participantes ont renforcé leurs connaissances sur les quatre piliers de la résolution 1325, notamment la participation des femmes aux instances décisionnelles, la protection contre les violences basées sur le genre, les mécanismes de prévention des tensions communautaires et les actions de secours et de relèvement, avec un accent particulier sur l’autonomisation économique à travers les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC). Au-delà des connaissances acquises, cette formation repose sur une approche de démultiplication communautaire. Les 25 jeunes filles leaders deviennent des relais de proximité capables de sensibiliser leurs familles, leurs écoles, leurs associations, les marchés et les comités locaux de paix. Elles sont désormais mieux préparées à promouvoir la cohésion sociale, orienter les survivantes de violences vers les services appropriés, prévenir les conflits à travers des mécanismes d’alerte précoce et accompagner la création d’initiatives économiques solidaires. En investissant dans le leadership féminin, le CSDF contribue à faire émerger une nouvelle génération de jeunes femmes engagées, capables de transformer leurs communautés par le dialogue, la solidarité et la participation citoyenne. Cette dynamique renforce la résilience locale et favorise une paix construite à partir des réalités des communautés de Kibumba et Kibati. À travers cette initiative, le CSDF réaffirme son engagement à promouvoir les droits des femmes et des filles, tout en démontrant que la paix durable se construit avec celles et ceux qui vivent quotidiennement les défis des communautés. Les 25 paires éducatrices constituent désormais un réseau d’actrices du changement, appelées à diffuser les valeurs de paix, d’inclusion et de cohésion sociale auprès de centaines d’autres jeunes dans le territoire de Nyiragongo.

Deuxième journée de formation : des acquis consolidés pour une action communautaire renforcée

La deuxième journée de formation a été consacrée à l’approfondissement des connaissances des 25 jeunes filles leaders et paires éducatrices sur les résolutions 1325 (Femmes, Paix et Sécurité) et 2250 (Jeunes, Paix et Sécurité), à travers une approche participative combinant exposés, travaux de groupe, études de cas et échanges d’expériences. La session a débuté par une récapitulation des principaux enseignements de la première journée, suivie d’un exercice interactif permettant aux participantes d’identifier les principaux défis auxquels les femmes et les jeunes sont confrontés dans leurs communautés ainsi que les mécanismes locaux de prévention et de réponse. Sous la facilitation de Madame Irène KADJABIKA, les participantes ont ensuite approfondi les quatre piliers de la Résolution 1325. Le premier module a porté sur la participation des femmes aux processus de paix, mettant en évidence leur rôle dans les structures communautaires de prise de décision, les mécanismes locaux de médiation et les initiatives de cohésion sociale. Le deuxième module a traité de la protection des femmes et des filles, avec un accent particulier sur l’identification des violences basées sur le genre, la confidentialité dans la gestion des cas sensibles ainsi que les mécanismes de référencement vers les services médicaux, psychosociaux, juridiques et de protection. Les échanges se sont poursuivis autour du pilier Prévention, durant lequel les participantes ont travaillé sur des études de cas illustrant les signes précurseurs des conflits, les discours de haine, les tensions communautaires et les risques de violences. Les travaux en groupes ont permis d’élaborer des stratégies locales de prévention et d’alerte précoce adaptées à leurs villages. Le quatrième module a porté sur le secours et le relèvement, en mettant l’accent sur l’accompagnement des survivantes, leur réintégration communautaire, le soutien psychosocial et l’autonomisation économique comme leviers de résilience et de consolidation de la paix. La journée s’est poursuivie par une séance pratique consacrée à l’élaboration des plans individuels de mobilisation et de sensibilisation communautaire. Chaque paire éducatrice a identifié les activités qu’elle mènera dans son village, les groupes cibles, les messages clés, les résultats attendus ainsi que les mécanismes de suivi et de référencement des cas sensibles. La formation s’est achevée par une restitution des travaux de groupe, une séance de questions-réponses, l’évaluation des acquis et la prise d’engagements individuels. Les participantes se sont engagées à mettre en pratique les connaissances acquises en organisant des activités de sensibilisation dans leurs communautés, tout en promouvant la participation des jeunes filles, la prévention des violences, la cohésion sociale et les principes des agendas Femmes, Paix et Sécurité et Jeunes, Paix et Sécurité. À travers cette deuxième journée, le CSDF, avec l’appui de Search for Common Ground (SFCG), a consolidé les capacités de ces jeunes leaders afin qu’elles deviennent des relais communautaires capables de diffuser des messages de paix, d’identifier les cas sensibles, d’assurer leur référencement et de contribuer activement au renforcement de la cohésion sociale dans le territoire de Nyiragongo.

Premième journée de formation : Renforcement des capacités des jeunes filles leaders sur la Résolution 2250 « Jeunesse, Paix et Sécurité »

Ce Jeudi 9 juillet 2026, au cœur du territoire de Nyiragongo, nous avons franchi une étape importante pour la stabilité de notre province. À Kibumba, 25 jeunes filles leaders et paires éducatrices ont pris part à une journée d’échange exclusivement consacrée à l’appropriation de la résolution 2250 des Nations Unies, avec le soutien de notre partenaire Search for Common Ground (SFCG). Au CSDF, nous sommes convaincus que la paix durable ne peut se construire sans une appropriation réelle des textes internationaux par ceux qui sont sur le terrain. La séance a été brillamment animée par madame Irène NABINTU, dont la modération a permis de créer un espace d’échange constructif. Dans cette Journée, notre focus était clair : plonger au cœur de l’Agenda « Jeunesse, Paix et Sécurité » (JPS) pour donner à ces 25 jeunes filles les clés pour devenir de véritables actrices de changement dans leurs communautés. Une journée dédiée à la Résolution 2250 Nous avons consacré l’intégralité de nos échanges à décortiquer cette résolution et à comprendre comment elle se traduit concrètement dans notre quotidien au Nord-Kivu. La journée, sous la conduite de madame Irène NABINTU, a été rythmée par une immersion dans le Plan d’Action National (PAN), suivie d’un travail approfondi sur les cinq piliers qui structurent cette résolution : Participation : Nous avons insisté sur l’importance d’associer activement les jeunes filles aux processus de prise de décision pour combattre leur marginalisation dans la gestion de la cité. Protection : Les échanges ont porté sur la sécurisation des droits fondamentaux des jeunes et la mise en place de mécanismes communautaires pour prévenir et répondre aux menaces. Prévention : Les participantes ont été outillées pour mener des initiatives locales visant à promouvoir la tolérance et à prévenir la violence avant qu’elle ne s’installe durablement. Partenariat : Nous avons mis en exergue la nécessité d’une collaboration stratégique entre le CSDF, les acteurs locaux et les institutions pour mutualiser les ressources et renforcer l’impact collectif. Désengagement et Réinsertion : Nous avons abordé les méthodes d’accompagnement psychosocial et la création d’opportunités économiques indispensables pour faciliter le retour à une vie productive des jeunes affectés par les conflits. Pourquoi ce travail est essentiel ? À Kibumba et Kibati, nous avons vu des jeunes filles déterminées, prêtes à s’approprier ces outils pour transformer leur environnement. En se concentrant ce jeudi, 9 juillet, uniquement sur la résolution 2250, nous avons voulu leur donner une base solide et une vision claire de leur rôle dans la consolidation de la paix. Au CSDF, notre mission reste la même : être ce pont indispensable entre les aspirations de notre jeunesse (Nord-Kivu) et les mécanismes de protection et de développement. Avec la confiance de nos partenaires, nous continuerons de faire en sorte que cette résolution ne soit pas qu’un texte de plus, mais une réalité vécue par les jeunes du territoire de Nyiragongo.

350 bénéficiaires au cœur d’une initiative qui fait des jeunes filles des piliers de paix et de cohésion communautaire au NORD-KIVU

Longtemps reléguées au second plan dans les processus de paix, les jeunes filles du territoire de Nyiragongo s’imposent progressivement comme des actrices essentielles de la cohésion sociale et de la stabilité communautaire. À travers son initiative « Jeunes filles engagées pour la Paix et la Cohésion sociale », le Centre pour la Santé et les Droits des Femmes (CSDF) entend renforcer cette dynamique. Ce mardi 24 juin 2026, lors de l’atelier conjoint de lancement des 12 initiatives soutenues par le projet UNP009, le CSDF a réaffirmé son engagement à promouvoir la participation active des jeunes filles dans la mise en œuvre des agendas Jeunes, Paix et Sécurité (JPS) et Femmes, Paix et Sécurité (FPS). L’ambition est claire : faire de la jeunesse féminine une force de proposition et d’action dans la consolidation de la paix au Nord-Kivu. Au-delà de la participation : une posture de leadership Pour le CSDF, la concrétisation des agendas JPS et FPS passe par une implication réelle des jeunes filles dans les dynamiques locales. Elles ne doivent plus être considérées uniquement comme des bénéficiaires de programmes, mais comme des actrices capables d’influencer durablement leur environnement, notamment dans les groupements de Kibati et Kibumba. L’initiative repose sur une conviction centrale : la jeune fille représente un maillon essentiel dans la prévention des conflits et la promotion du vivre-ensemble au sein de sa communauté. C’est dans cette perspective que plusieurs axes d’intervention ont été définis : • De la formation à l’influence : cinquante jeunes filles leaders seront formées sur les Résolutions 2250 et 1325 afin de renforcer leurs capacités en matière de paix, de sécurité et de leadership communautaire. L’objectif est de leur permettre d’intervenir dans les espaces locaux de décision et de devenir des relais crédibles auprès de leurs pairs. • La transmission par les pairs : le projet prévoit de toucher 350 jeunes grâce à une approche participative où les bénéficiaires formées partageront à leur tour les connaissances acquises. Cette stratégie vise une appropriation communautaire plus large et durable. • Un leadership économique comme levier d’action : en accompagnant la résilience socio-économique de 100 jeunes filles survivantes de violences basées sur le genre (VBG), le CSDF mise également sur l’autonomisation comme facteur de participation sociale et de renforcement du pouvoir d’agir. Le CSDF, catalyseur d’une nouvelle ère À travers cette initiative, le CSDF inscrit son action dans le pilier « Protection » du Plan d’Action National (PAN) 2250, avec une approche qui vise à renforcer le rôle des jeunes filles dans la consolidation de la paix. « La jeune fille n’est pas seulement concernée par l’agenda JPS ; elle contribue aussi à sa pérennisation », a souligné la superviseure de l’initiative. En ancrant son intervention dans les réalités de Nyiragongo, le CSDF rappelle qu’une jeune fille formée, écoutée et soutenue peut devenir un véritable moteur de transformation sociale et un acteur clé dans la construction d’une paix durable au Nord-Kivu. Haut du formulaire Elaborer un plan de sensibilisation par les 25 paires éducatrices formées pour sensibiliser et mobiliser d’autres jeunes de leurs communautés sur les agendas Jeunesse, Paix et Sécurité (R2250) et Femme, Paix et Sécurité (R1325) afin d’être fortement représentées dans les mécanismes communautaires de prévention des conflits et de consolidation de la paix.

84 participants mobilisés autour de 12 initiatives : le projet UNP009 lance une dynamique pour renforcer l’Agenda Jeunes, Paix et Sécurité.

Il s’est tenu le mardi 23 juin 2026 au Congo Uni Hôtel l’atelier de lancement conjoint des 12 initiatives soutenues par le projet UNP009, une étape importante dans la promotion de la participation des jeunes aux dynamiques de paix et de gouvernance. Cette rencontre a réuni 84 participants autour d’une ambition commune : renforcer l’appropriation de l’Agenda Jeunes, Paix et Sécurité (JPS) à travers des actions locales portées par des organisations engagées. Parmi les structures impliquées figurait le Centre pour la Santé et les Droits des Femmes (CSDF), l’une des organisations sélectionnées pour mettre en œuvre une initiative dans le cadre du projet. Son implication se justifie par son engagement dans la promotion des droits des femmes et des jeunes filles, ainsi que par son travail de proximité dans les communautés affectées par les conflits. À travers son initiative « Jeunes filles engagées pour la Paix et la Cohésion sociale », le CSDF contribue à renforcer le leadership féminin et la participation des jeunes dans la consolidation de la paix. Un déroulement structuré pour une action collective La journée a été organisée autour de plusieurs séquences destinées à favoriser une compréhension commune des objectifs du projet et à renforcer les synergies entre les acteurs. • Ouverture et cadrage : après l’accueil et l’installation des participants, la cérémonie d’ouverture a permis de présenter les objectifs de l’atelier. Cette étape a été suivie par une présentation du projet UNP009 par un représentant de Search for Common Ground, qui a expliqué le contexte, la théorie du changement et les résultats attendus. • Présentation des initiatives : le cœur de la journée a été consacré à la présentation des douze initiatives soutenues. Réparties en deux sessions, ces interventions ont permis à chaque organisation de partager sa vision et sa stratégie d’intervention. Le CSDF, huitième organisation à prendre la parole, a présenté son initiative axée sur le renforcement du rôle des jeunes filles dans les processus de paix et de cohésion sociale. • Échanges et synergies : une session interactive de questions-réponses a facilité les échanges entre participants et permis d’identifier des complémentarités entre les différentes initiatives. • Coordination et engagements : l’après-midi a été marqué par l’identification des mécanismes de collaboration et d’engagements communs. Cette séquence a mis en évidence une volonté collective de dépasser les interventions isolées pour construire une dynamique fondée sur l’appui mutuel et la complémentarité des actions. • Clôture et capitalisation : après les messages des partenaires techniques et financiers, les participants ont formulé plusieurs recommandations avant la clôture officielle ponctuée par des photos de groupe et des échanges avec les médias. Vers une dynamique durable Au-delà d’un simple cadre de présentation, cet atelier a constitué un espace de dialogue, de réseautage et de construction de partenariats entre les organisations participantes. En réunissant ces différents acteurs autour de l’Agenda JPS, le projet UNP009 pose les bases d’une coordination renforcée en faveur de la paix au Nord et au Sud-Kivu. L’énergie observée tout au long de la journée a montré qu’au-delà des projets et des organisations, une vision commune prend forme : celle d’un engagement collectif où les jeunes, et particulièrement les jeunes filles, deviennent des acteurs essentiels de la transformation sociale et de la consolidation d’une paix durable.

Ebola en RDC : 906 cas suspects, 223 décès et des inégalités de genre qui façonnent silencieusement la riposte sanitaire

Selon une Analyse Rapide de Genre (ARG) réalisée par le GiE Group (Gender in Emergencies Group) à la demande de la UK Health Security Agency (UK HSA) et adaptée en français avec l’appui de Heal Africa, l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République Démocratique du Congo nécessite une approche de riposte intégrant pleinement les dimensions de genre, de protection et d’inclusion sociale. En effet, au 29 mai 2026, l’épidémie enregistrait 906 cas suspects et 223 décès en cours d’investigation, avec une propagation signalée depuis l’Ituri vers les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que vers l’Ouganda voisin. Cette situation constitue une urgence de santé publique préoccupante, dont les conséquences ne touchent pas toutes les populations de la même manière. Selon cette analyse, les femmes, les enfants, les personnes vivant avec handicap, les populations déplacées, les ménages dirigés par des femmes ainsi que certaines minorités ethniques, notamment les communautés Batwa, sont exposés à des risques accrus en raison des inégalités préexistantes et des barrières d’accès aux services essentiels. Pourtant, les réponses sanitaires d’urgence ne prennent pas toujours suffisamment en compte ces vulnérabilités spécifiques. L’analyse souligne que les femmes assument souvent les responsabilités liées aux soins des malades et à la prise en charge des familles, augmentant ainsi leur exposition au risque d’infection. Par ailleurs, les déplacements de population, l’insécurité et la fragilité des services de santé peuvent aggraver les risques de violences basées sur le genre, d’exploitation et d’abus sexuels. Alors, afin de renforcer l’efficacité de la riposte, le document formule plusieurs recommandations pratiques à destination des autorités sanitaires, des partenaires humanitaires et des organisations communautaires. Celles-ci portent notamment sur le renforcement de la communication et de l’engagement communautaire, l’intégration de la santé sexuelle et reproductive dans les centres de traitement, la prévention des violences basées sur le genre et des cas d’exploitation, d’abus et de harcèlement sexuels, ainsi que le développement d’une réponse multisectorielle inclusive. Le CSDF partage cette information à titre de diffusion et de sensibilisation. Les analyses, conclusions et recommandations présentées relèvent exclusivement du travail du GiE Group, avec les contributions techniques de ses experts et partenaires, dont Heal Africa. Cette ressource constitue un outil important pour améliorer la compréhension des impacts différenciés de l’épidémie et promouvoir une réponse plus équitable, plus inclusive et davantage adaptée aux réalités des communautés affectées.

Ebola en RDC et en Ouganda : une nouvelle alerte sanitaire qui menace particulièrement les femmes et les enfants

Une nouvelle épidémie d’Ebola frappe de nouveau la République démocratique du Congo, principalement dans la province de l’Ituri, avec une propagation signalée jusqu’en Ouganda. Selon les dernières données communiquées par l’Africa CDC et relayées par plusieurs médias internationaux, plus de 246 cas suspects et environ 80 décès suspects ont déjà été recensés. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré cette situation comme une urgence de santé publique internationale en raison des risques élevés de propagation dans une région marquée par les déplacements massifs des populations, l’insécurité persistante et l’accès limité aux soins de santé. Cette nouvelle flambée est particulièrement préoccupante car elle implique la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin homologué ni traitement spécifique largement disponible n’existe actuellement. Dans les provinces de l’Est de la RDC, notamment l’Ituri et le Nord-Kivu, les femmes et les enfants restent les plus exposés. Les femmes assurent souvent les soins aux malades à domicile, l’assistance dans les centres de santé et les activités de commerce transfrontalier, augmentant ainsi les risques de contamination. Les enfants, quant à eux, vivent dans des contextes de promiscuité liés aux déplacements forcés, à l’insuffisance d’eau potable et à l’accès limité aux services sanitaires. La situation devient encore plus critique dans les zones touchées par les conflits armés où les structures sanitaires restent fragiles et parfois difficilement accessibles. Face à cette menace, plusieurs mesures urgentes doivent être renforcées : Les symptômes d’Ebola comprennent notamment la fièvre, les vomissements, la diarrhée, les saignements, la fatigue intense et les douleurs musculaires. Une prise en charge rapide peut réduire les risques de propagation et améliorer les chances de survie. Aujourd’hui plus que jamais, la vigilance communautaire, l’accès rapide à l’information et la solidarité restent essentiels pour protéger les populations vulnérables et éviter une aggravation de cette nouvelle crise sanitaire dans la région des Grands Lacs.

Monitoring de protection – Premier trimestre 2026 : 2 418 violations des droits humains documentées dans 29 localités du Nord-Kivu, RDC

Au premier trimestre 2026, le Centre pour la Santé et les Droits des Femmes (CSDF) a conduit un monitoring de protection dans 29 localités du Nord-Kivu, contre 22 en février, soit une augmentation de couverture de 32 pourcent. Les données confirment une dégradation continue de l’environnement de protection, marquée par 2 418 allégations de violations documentées.Le territoire de Masisi concentre 45 pourcent des violations, suivi de Rutshuru avec 23 pourcent et Nyiragongo avec 12 pourcent. Cette concentration reflète l’intensité des affrontements et leurs impacts directs sur les civils, en particulier les femmes et les enfants, exposés à des risques accrus de violences et de privations.Les principales violations recensées incluent les coups et blessures avec 19,5 pourcent, les enlèvements et disparitions forcées avec 18,2 pourcent, les extorsions de biens avec 15,6 pourcent et les homicides avec 10,2 pourcent. Au total, 148 cas de meurtres ont été documentés, dont 20 pourcent de femmes et 3 pourcent d’enfants, traduisant une atteinte grave au droit à la vie.Les violences basées sur le genre restent particulièrement préoccupantes avec 265 cas signalés, dont 83 pourcent de viols et 10 pourcent d’agressions sexuelles. Ces violences touchent majoritairement les femmes et les filles, aggravant leur vulnérabilité physique, mentale et socio-économique.Les populations retournées représentent 72 pourcent des victimes, soit 1 614 cas, confirmant leur exposition accrue aux abus dans un contexte de retour non sécurisé.Ces résultats mettent en évidence l’urgence de renforcer les mécanismes de protection, d’accès aux soins, de soutien psychosocial et de prise en charge des survivantes, afin de réduire la souffrance et restaurer les droits fondamentaux des femmes et des enfants dans la province.