Ce Jeudi 9 juillet 2026, au cœur du territoire de Nyiragongo, nous avons franchi une étape importante pour la stabilité de notre province. À Kibumba, 25 jeunes filles leaders et paires éducatrices ont pris part à une journée d’échange exclusivement consacrée à l’appropriation de la résolution 2250 des Nations Unies, avec le soutien de notre partenaire Search for Common Ground (SFCG).
Au CSDF, nous sommes convaincus que la paix durable ne peut se construire sans une appropriation réelle des textes internationaux par ceux qui sont sur le terrain. La séance a été brillamment animée par madame Irène NABINTU, dont la modération a permis de créer un espace d’échange constructif.
Dans cette Journée, notre focus était clair : plonger au cœur de l’Agenda « Jeunesse, Paix et Sécurité » (JPS) pour donner à ces 25 jeunes filles les clés pour devenir de véritables actrices de changement dans leurs communautés.
Une journée dédiée à la Résolution 2250
Nous avons consacré l’intégralité de nos échanges à décortiquer cette résolution et à comprendre comment elle se traduit concrètement dans notre quotidien au Nord-Kivu. La journée, sous la conduite de madame Irène NABINTU, a été rythmée par une immersion dans le Plan d’Action National (PAN), suivie d’un travail approfondi sur les cinq piliers qui structurent cette résolution :
Participation : Nous avons insisté sur l’importance d’associer activement les jeunes filles aux processus de prise de décision pour combattre leur marginalisation dans la gestion de la cité.
Protection : Les échanges ont porté sur la sécurisation des droits fondamentaux des jeunes et la mise en place de mécanismes communautaires pour prévenir et répondre aux menaces.
Prévention : Les participantes ont été outillées pour mener des initiatives locales visant à promouvoir la tolérance et à prévenir la violence avant qu’elle ne s’installe durablement.
Partenariat : Nous avons mis en exergue la nécessité d’une collaboration stratégique entre le CSDF, les acteurs locaux et les institutions pour mutualiser les ressources et renforcer l’impact collectif.
Désengagement et Réinsertion : Nous avons abordé les méthodes d’accompagnement psychosocial et la création d’opportunités économiques indispensables pour faciliter le retour à une vie productive des jeunes affectés par les conflits.
Pourquoi ce travail est essentiel ?
À Kibumba et Kibati, nous avons vu des jeunes filles déterminées, prêtes à s’approprier ces outils pour transformer leur environnement. En se concentrant ce jeudi, 9 juillet, uniquement sur la résolution 2250, nous avons voulu leur donner une base solide et une vision claire de leur rôle dans la consolidation de la paix.
Au CSDF, notre mission reste la même : être ce pont indispensable entre les aspirations de notre jeunesse (Nord-Kivu) et les mécanismes de protection et de développement. Avec la confiance de nos partenaires, nous continuerons de faire en sorte que cette résolution ne soit pas qu’un texte de plus, mais une réalité vécue par les jeunes du territoire de Nyiragongo.




